CONGO/DROITS DE L’HOMME : LA NECESSITE D’ABOLIR LA PEINE DE MORT

BRAZZAVILLE, 15 DEC (ACI) – Les participants à la conférence animée par l’ambassadeur de France au Congo, M. Bertrand Cochery, ont plaidé le 13 décembre à Brazzaville, pour l’abolition de la peine de mort et de la ratification du deuxième protocole facultatif de l’OP2.

           Placée sous le thème : «Abolition de la peine de mort, démarche de ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques (OP2)», cette conférence a relevé la nécessité d’impliquer les autorités administratives, parlementaires et la société civile congolais, dans le processus de ratification du deuxième protocole (OP2) se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques, car le Congo n’a pas encore ratifié ledit protocole.

Cette conférence qui a eu pour objectif de présenter  une démarche de ratification, est organisée et animée par l’ambassade de France au Congo en collaboration avec le ministère congolais de la justice, dans le cadre de la semaine européenne  de droits de l’homme.

«C’est ainsi que nous sommes appelés à appuyer les efforts de tous nos partenaires pour soutenir ce plaidoyer et parvenir à convaincre nos autorités, afin que cet instrument soit ratifié, pour permettre au Congo d’entrer dans le cercle du mouvement des abolitionnistes», a déclaré le directeur général des droits  humains et des libertés fondamentales, M. Philipe Ongagna.

Dans son exposé, il a expliqué la manière dont l’abolition de la peine de mort s’est déclenchée au Congo en 1982 par une prise de conscience collective des universitaires, juges, et intellectuels,  un an après la France. Malheureusement, il a arrêté l’exécution de la sentence capitale. En 2010, le Congo a voté la résolution 65/206 relative au moratoire des exécutions de la peine de mort à l’Assemblée générale des Nations Unies, rappelle-t-on.

«Devant  ces résultats mitigés, au niveau de la  sous-région, il est nécessaire d’interpeller nos autorités afin qu’elles abolissent la peine de mort et la ratification de l’OP2. En tant qu’activiste  des droits de l’homme et abolitionniste, j’espère à l’abolition de la peine de mort», a fait savoir le président de la Fédération Internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture, M. Christian Loubassou.

Faisant un état des lieux de ladite sentence, il a dit qu’en dehors du Congo, les pays abolitionnistes sont, entre autres, Sao-Tomé-et Principe, Angola, Rwanda, Burundi et Gabon

Selon le directeur des Programmes de l’ONG, M. Nicolas Perron, 106 pays ont aboli la peine capitale pour tous les crimes, sept l’ont aboli pour le droit commun et 29 respectent le moratoire sur les exécutions capitales soit 142 pays au total. La peine de mort demeure dans 57 pays et territoire dans le monde.

Il se tiendra en Belgique, l’année prochaine, le 7ème congrès mondial contre la peine de mort à l’échelle nationale, régionale et internationale. (ACI)

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