CONGO/ASSEMBLEE NATIONALE : LE GOUVERNEMENT ECLAIRCIT LA LANTERNE DES DEPUTES SUR DES QUESTIONS D’ACTUALITE

BRAZZAVILLE, 18 DEC (ACI) – Au total sept ministres sur 15 interpellés au Parlement ont répondu, le 15 décembre à Brazzaville, aux préoccupations des députés sur les questions d’actualités socio-économiques et politiques.

           Présidé par le président de l’Assemblée Nationale, M. Isidore Mvoumba, cette séance de questions orales avec débats portait sur les discussions avec le Fonds Monétaire International (FMI), la crise du Pool, les grèves à l’Université Marien Ngouabi et au CHU-B ainsi que le phénomène des érosions dans la ville capitale.

Parlant de la sécurité alimentaire, le Premier ministre, chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, a informé le Parlement qu’il va inscrire dans le budget 2018, une ligne à propos. Aussi, a-t-il dit, des négociations sur la crise du Pool se font afin que ce département réintègre la paix. Quant à la question des érosions, il a fait comprendre l’opinion que pour y intervenir, il faut plus de 25 milliards de FCFA. Un comité avait déjà été monté, cependant il manque des ressources.

Répondant à la question de l’exécution de la mesure sur la libre circulation dans l’espace CEMAC au niveau de la frontière avec le Gabon notamment à Divegnié et de Nianga, le ministre de l’intérieur, M. Zéphirin Mboulou, a indiqué que la note circulaire donnée aux services de police d’observer strictement les dispositions de l’acte additionnel qui prescrit la libre circulation des ressortissants de la CEMAC, détenteur de titre de voyage à savoir, un passeport ordinaire, de service ou diplomatique en cours de validité, a bien été relayée au niveau national, par les directeurs généraux et départementaux de la sécurité territoriale et de la Police qui l’ont répercuter à tous les services frontaliers congolais.

«Au niveau de la Zone CEMAC, tous les pays sont aujourd’hui en ordre. Pour  ceux qui rentrent au Congo, ils doivent être détenteurs de titre de voyage et non de la carte d’identité nationale. Cependant du côté gabonais, notamment les postes frontaliers avec les départements du Niari, il y a encore quelques problèmes. Les services gabonais, au niveau des villages frontaliers avec ceux du Niari, prétendent qu’ils n’ont pas été instruits par leurs autorités supérieures. C’est un problème de temps, la situation va se régler», a rassuré le ministre de l’intérieur.

Quant au ministre de l’enseignement supérieur, M. Bruno Jean Richard Itoua, il a réaffirmé que l’Université Marien Ngouabi ne connaitra pas une année blanche, espérant que les entretiens que son département aura avec les syndicats soient concluant pour que les enseignants reprennent le travail d’ici un mois, pour organiser  les sessions de rattrapage  et des concours d’entrée dans les établissements professionnels ; aussi, procéder aux inscriptions pour entamer l’année académique 2018-2019.

Intervenant sur la question de la sécurité en milieu scolaire, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, M. Anatole Collinet Makosso, a informé les députés que son département  a mis en place, depuis l’année dernière, un fichier des élèves indisciplinés de chaque lycée et renforcer des mécanismes de sécurité. Il a rappelé que cette insécurité est due aux causes économiques et aux conditions sociales.

Par ailleurs, le ministre de l’hydraulique a annoncé  que, dans les tout prochains jours, un débat sur les questions de la Société Nationale d’Electricité (SNE) et la Société Nationale de distribution d’Eau (SNDE), notamment sur la tarification, la responsabilité, la consommation des produits de ces deux sociétés par les administrations étatiques, les subventions, sera fait en profondeur. (ACI)

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