CONGO/ECONOMIE : LA CRISE FINANCIERE, UN LEVIER POUR PRENDRE DES BONNES ORIENTATIONS, SELON CLEMENT MOUAMBA

BRAZZAVILLE, 18 DEC (ACI) – La crise d’aujourd’hui est considérée comme un levier pour prendre de bonnes décisions et orientations, a indiqué le 15 décembre dernier à Brazzaville, le Premier ministre congolais, M. Clément Mouamba, devant l’Assemblée nationale au cours de la séance des questions orales avec débats au gouvernement.

           «Hier, avec beaucoup de moyens, on a noté des lacunes. Considérons que la difficulté d’aujourd’hui est un levier pour prendre de bonnes décisions et des bonnes orientations. Donc, il faut faire des difficultés, de véritables opportunités pour avoir un Programme National pour le Développement (PND) suffisamment bien réfléchi, tenant compte de toutes nos pratiques afin de mieux avancer, en s’améliorant avec peu de moyens», a -t-il estimé.

Selon lui, le gouvernement ne peut rien faire sans les parlementaires, ni les syndicats et sans le peuple lui-même. «On peut faire les choses si nous avons la solidarité et la compréhension. Le budget 2018 sera le reflet d’un budget de crise fait par un gouvernement de crise, qui demande plus de 900 milliards de FCFA, comment allons-nous le financer ?», a ajouté M. Mouamba à cette occasion.

Par ailleurs, il a révélé que, face aux résultats obtenus avec le FMI, des mesures draconiennes dans le budget ont aussi été prises. «Nous allons mettre en place un programme que nous sommes capables de gérer avec des mesures à prendre pour renforcer la recette publique qui fait défaut. Nous devons nous mettre d’accord avec ce partenaire qui est censé nous faciliter l’accès à des ressources additionnelles qui nous manquent, et ses ressources nous les aurons comme le Cameroun et le Gabon l’ont eues», a souligné le Premier ministre.

Quant à la question de voir un noyau des congolais être payés et un autre impayés étant tous des fonctionnaires d’Etat, le Premier Ministre a signifié qu’une orientation a été donnée pour qu’on revienne à la normale afin que tout le monde soit payé au même moment.

«Psychologiquement, on payait tous les 25 du mois, après on est passé au 30 et au 7 du mois suivant ; pensez-vous que cela fait plaisir au gouvernement, mais pas du tout ? Pour payer tout le monde au même moment, il nous faut au moins 60 milliards de FCFA avec des charges diverses allant de 40 à 45   milliards de FCFA qu’il faut réunir en même temps, c’est-à-dire avant le 25 de chaque mois», a-t-il poursuivi, tout en souhaitant avoir un niveau de recettes pour régler les affaires sociales y compris les retraités qui coûtent environ 4,3 milliards par mois.  (ACI)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *