CONGO/AGRICULTURE : Les parlementaires déterminés à élaborer des politiques en matière de sécurité alimentaire

BRAZZAVILLE, 29 DEC (ACI) – Le deuxième vice-président de l’Assemblée Nationale, M. Roland Bouiti Viaudo, a indiqué le 28 décembre à Brazzaville, que les parlementaires sont déterminés à élaborer des politiques en matière de sécurité alimentaire.

            Au cours de l’atelier de sensibilisation des parlementaires dans le cadre de mise en place d’une Alliance Parlementaire de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Congo (APSANC), M. Bouiti Viaudo a mis l’accent sur la nécessité d’encourager et de développer la culture de la pratique de l’agriculture à tous les niveaux. Car, selon lui, aujourd’hui les statistiques montrent que les importations en denrées alimentaires sont estimées à environ 600 milliards de FCFA par an.

            A cet effet, a-t-il déclaré, qu’au cours de sa session ordinaire du 30 octobre dernier, l’Assemblée nationale avait rendu public son engagement politique en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle afin de légiférer de manière particulière sur le droit à l’alimentation et au développement de l’agriculture.

            L’Alliance parlementaire mis en place est indispensable pour suivre les lois qui militent à la sécurité alimentaire et à lutter contre la faim, elle se veut être un instrument stimulateur devant aider le Congo à réaliser les Objectifs du Développement Durable (ODD), notamment, les ODD 1,2, 3 et 12, a conclu, M. Bouiti Viaudo.

            «Nous avons au cours de cet atelier saisi le rôle que doivent jouer les parlementaires pour assurer la sécuritaire alimentaire et nutritionnelle dans nos populations, car ne dit-on pas que de l’aliment est le premier remède contre la maladie. C’est dire que la bonne santé de nos populations dépend de la qualité des aliments qu’elles consomment», a relevé le deuxième vice-président du Sénat, M. Alphonse Boundo-Nesa.

            Pour lui, l’alliance qui a été mise en place, ne devra pas être un organisme de plus, mais une équipe de réflexion et d’éveil pour assurer le plaidoyer auprès du gouvernement et des autres partenaires afin de combattre la faim et améliorer la couverture alimentaire de la population, notamment celle qui est la plus vulnérable.

            «Cela suppose qu’une véritable politique alimentaire soit mise en chantier pour que tous les acteurs soient écoutés afin de réduire la dépendance du Congo à l’importation des denrées alimentaires», a ajouté M. Boundo-Nesa.

            A l’issue de l’atelier de sensibilisation des parlementaires sur le processus de mise en place de l’APSANC, organisée par la FAO, les participants ont installé le bureau de l’Alliance Parlementaire qui sera présidé par le président de l’Assemblée Nationale, M. Isidore Mvouba suivi du vice-président, le président du Sénat, M. Pierre Ngolo. Quant au comité Adhoc, il sera dirigé par les premiers secrétaires du Sénat et de l’Assemblée Nationale.

            Le comité adhoc, a-t-on appris, a pour missions, entre autres, d’élaborer les textes sur les orientations stratégiques de l’alliance et les textes juridiques, de mettre en place les instances de gouvernance de l’Alliance Parlementaire Congolaise pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de mettre sur pied, une plateforme de collaboration et de partage d’informations entre les parlementaires, les chercheurs et les ministères autour de la sécurité alimentaire.

            La Déclaration de Rome sur la nutrition et dans le Cadre d’action, l’élimination et la prévention, de la faim et de la pauvreté sous toutes leurs formes, constituent une priorité. Ces engagements mondiaux restent indispensables, car malgré les progrès réalisés, plus de 790 millions de personnes souffrent encore de la faim et des taux de malnutrition élevés persistent, rappelle-t-on. (ACI)

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