CONGO/ECONOMIE : La croissance s’établirait à 0,7% en 2018

BRAZZAVILLE, 08 JAN (ACI) – L’activité économique du Congo devrait sortir de la récession, en s’établissant à 0,7% en 2018 contre -4,6% en 2017 et -2,8% en 2016, grâce au champ pétrolier Moho nord, en exploitation depuis mars dernier, dont la production est de 100 mille barils/jour, affirme le ministre congolais en charge des finances, Calixte Nganongo.Présentant la loi des finances exercice 2018, le 6 janvier à l’Assemblée nationale, M. Nganongo a laissé entendre que, la croissance du secteur non pétrolier demeure négative en 2018 avec un taux estimé à -6,3% contre -9,2% en 2017 et -3,2% en 2016.

Il a déclaré que le taux d’inflation se situerait à 0,9% en-deçà de la norme communautaire de 3%. Les pressions inflationnistes seraient maîtrisées grâce à la poursuite des mesures de stabilité amorcées en 2015.

Les échanges avec le reste du monde devraient être marqués en 2018 par un compte des transactions courantes légèrement excédentaire qui représenterait 1,2% du PIB contre -13,4% en 2017 et -7,4% en 2016, ainsi que par une persistance du déficit du compte de capital et des opérations financières, indique la loi des finances.

La gestion prudente des dépenses publiques et le regain de la croissance économique en 2018 se refléteraient au plan budgétaire par une amélioration du solde primaire hors pétrole qui se situerait à -6,4% du PIB global. Le niveau de l’amortissement de la dette extérieure est passé à 604 milliards de FCFA en 2018, a-t-on noté.

Selon le ministre des finances et du Budget, il ressort des négociations avec le FMI que l’économie congolaise continue de subir les contrecoups de la baisse du prix de pétrole, malgré les mesures prises par le gouvernement depuis 2015 pour réduire les déséquilibres nés de la dégradation de la situation financière.

En effet, il a informé les députés congolais que la politique budgétaire en 2018 sera consacrée à la stabilité, en vue de préparer les conditions de la relance économique qui aura pour axes principaux : le rétablissement de la viabilité budgétaire, la soutenabilité de la dette à moyen terme et l’exécution du programme du gouvernement.

Cette politique s’inscrit également dans le cadre plus large du programme régional des réformes économiques et financières (PREF-CEMAC), lequel est censé restaurer la stabilité extérieure de la zone CEMAC et jeter les bases d’une croissance soutenue, durable et inclusive.

Le budget de l’Etat exercice 2018 s’élève en recettes à 1602 milliards 629 millions de FCFA contre 1243 milliards 300 millions de FCFA en 2017. (ACI)

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