Réponse du Président de la République aux voeux des forces vives de la nation

REPONSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT A LA CEREMONIE DE PRÉSENTATION DES VŒUX DES FORCES VIVES DE LA NATION
A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2018

 Mesdames, Messieurs les Représentants des Partis politiques, des ONG et des Associations ;
 Mesdames, Messieurs les Représentants du Haut Conseil national des sages du Congo ;
 Mesdames, Messieurs les membres des confessions religieuses ;
 Monsieur le Chef de l’opposition ;
 Distingués invités ;
 Mesdames, Messieurs ;
Je me réjouis de recevoir pour l’année nouvelle, 2018, les voeux les meilleurs que vous avez bien voulu m’adresser ainsi qu’à mon épouse, ma famille et tous mes proches.
C’est le signe d’une attention fraternelle et d’une grande estime partagée.
Je formule, en retour, à votre égard et celui des personnes qui vous sont chères, mes meilleurs voeux de bonheur et de prospérité.

Que 2018 vous apporte davantage de foi et d’engagement dans l’exercice de la démocratie et plus de dynamisme dans votre action.
Forces vives de la Nation, vous en êtes l’une des vannes essentielles d’aération.

 Mesdames, messieurs ;

Le Congo est un havre de paix, de dialogue et de tolérance, malgré quelques soubresauts liés aux maladies infantiles de notre démocratie.
L’expression pluraliste n’est ni synonyme d’anarchie et de désordre, ni une prime au non-respect des lois et règlements en vigueur.

Bien au contraire, elle est l’alliée attentive des prérogatives régaliennes de l’Etat.
Les deux armes dont dispose la démocratie dans ses râteliers, c’est le dialogue et la tolérance.

Les manifestations politiques doivent être régulées et assujetties à la loi et au strict respect des principes démocratiques pour préserver la paix sociale.

Quelle que soit leur obédience, les formations politiques doivent se préoccuper de la lutte contre les antivaleurs, la défense du bien public, de la propriété privée et individuelle.

La liberté d’expression ne saurait perpétuellement être arrimée à l’invective.
Le mensonge a même trouvé un empire où il se réfugie, en l’occurrence les réseaux sociaux dont l’utilisation perverse constitue un réel danger en matière de communication.

Le respect de l’autre, le culte de l’excellence et du travail bien fait constituent depuis toujours les paradigmes de l’action publique.A quoi serait donc due la mise à mal de nos valeurs, alors que nous nous sommes engagés dans une option politique dont le mérite premier est d’élargir et renforcer notre manière de penser et d’agir ?

Les partis et les associations à caractère politique ne doivent pas seulement être des machines électorales. Ils sont également tenus d’assurer le relais des instruments de socialisation des populations, notamment des jeunes générations.

Les programmes d’action des formations politiques et des mouvements associatifs doivent, par exemple, intégrer les fondamentaux de l’instruction civique pour participer à l’éclosion et la consolidation d’une citoyenneté responsable.
Dans ces conditions, l’on ne pourrait concevoir qu’une formation politique, qui s’investit dans cette belle oeuvre d’édification nationale, invite à la violence sans nier le socle de sa propre existence.

Les présentes directives s’adressent tant à l’Opposition qu’à la Majorité Présidentielle, la Communauté nationale à parfaire étant une et indivisible, au-delà de la diversité des idéaux et des opinions.

La démocratie participative est aussi le reflet de la qualité des institutions.
Dans notre pays, à travers ses différentes composantes, le dispositif institutionnel représente suffisamment le Peuple et sa souveraineté.

De ce fait, j’ai instruit le gouvernement sur la nécessité et l’urgence de procéder, dans les meilleurs délais, à la mise en place des Conseil consultatifs prévus par la Constitution.

C’est ici le lieu de félicité le Chef de l’opposition, récemment reconnu dans ses fonctions par le Conseil des ministres du 27 décembre 2017, conformément aux dispositions actuelles en vigueur.

Cette prescription consacre l’ouverture à toutes les contributions susceptibles de faciliter le développement de la démocratie et la cohésion nationale dans notre pays.

Pour cette raison, nous avons noté, avec bienveillance, la posture positive adoptée par le Chef de l’opposition, celle d’accompagner les efforts du Président de la République dans la gestion des préoccupations de notre Peuple.

Nous avons pris acte de sa déclaration et sa prédisposition à œuvrer, dans le cadre d’une opposition constructive, principalement caractérisée par une critique objective et le refus ferme de la violence comme mode et moyen d’expression.

Cette position crédibilise la démocratie.

Pour notre part, nous veillerons à ce que ce statut soit respecté et reconnu comme tel, dans toute sa dimension et la plénitude entière de ses droits et devoirs.
 Mesdames, Messieurs ;
Lors de mon adresse sur l’état de la Nation en 2017, devant le Parlement réuni en Congrès, j’ai longtemps parlé de la lutte contre les antivaleurs.

Cette orientation pose en réalité un problème fondamental d’éducation qui prend corps au sein de la cellule familiale, l’école se faisant le devoir d’en assurer le relais par le biais du système éducatif.Nous avons l’impérieux devoir de léguer à la jeunesse une Nation prospère, débarrassée des pesanteurs et comportements déviants, afin qu’elle assume efficacement ses responsabilités.

Je me réfère aussi aux confessions religieuses qui doivent prévenir les jeunes contre le diable des tentations diverses et des fléaux qui prennent de plus en plus corps dans notre pays.

Tout en appréciant la contribution des autorités religieuses dans la moralisation de notre société, il importe de relever certains débordements, tels :
– Les nuisances sonores ;
– La déformation et l’exploitation viciées des livres saints, comme la Bible, le Coran et la Torah.

Enfin, je donne la mission aux sages et notabilité de notre pays pour réhabiliter le respect de la parole donnée, cette valeur cardinale de nos religions traditionnelles qui faisaient généralement un point d’honneur.

 Mesdames, messieurs ;
Le Congo se construit, se transforme et poursuit sa marche vers le développement, malgré la morosité de la conjoncture économique et financière actuelle.

J’invite l’ensemble des forces vives de notre pays à se mobiliser davantage, en vue d’opérer un sursaut national salutaire face à cette épreuve.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2018 A TOUS.
Je vous remercie.

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