CONGO/PRESSE: LA REFORME  DES MEDIAS PUBLICS, UN IMPERATIF SELON LE CSLC

BRAZZAVILLE, 15 JAN (ACI) – La  réforme des médias d’Etat, la carte de presse,  ainsi que la tenue des assises nationales de la presse, sont entre autres défis  à relever en 2018, a annoncé le  président du Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication, M. Philippe  Mvouo, le 12 janvier à Brazzaville. Au cours de la cérémonie des vœux qu’il a échangés avec le personnel des médias, M. Mvouo  a dit que la réforme  des médias publics est un impératif d’ordre public inévitable, en considération du contexte politique et socioculturel, de l’avènement de l’économie numérique.

Elle est  également tributaire de la férocité de la concurrence des télévisions et radios privées locales, internationales et étrangères et de la presse en ligne, désormais accessible par le biais des nouvelles technologies, a-t-il souligné, poursuivant que cette réforme est nécessaire et implique la révision du statut juridique ainsi que les modes de gestion des médias d’Etat.

La réforme des médias publics s’inscrit dans le cadre du renouvellement de leur ligne éditoriale respective afin de parvenir à une triple mutation : juridique, économique et éditoriale, dans le but de transformer les médias d’Etat en médias de «service public».

Il s’agit pour  le CSLC, de véritables organes efficients d’information, d’éducation et de divertissement à autonomie de gestion, s’efforçant de satisfaire les besoins démocratiques  culturels et sociaux des populations, tout en préservant le pluralisme des courants de pensée et d’opinions.

La construction du siège du CSLC,  l’accentuation des activités de formation et de recyclages des journalistes, la budgétisation systématique de l’aide aux médias prévue par les textes en vigueur, l’installation du monitoring des médias figurent aussi parmi les priorités de 2018.

Invitant les journalistes  au professionnalisme soutenu par le souci d’éthique et de responsabilité, il a souligné que «l’accès  des partis politiques, des syndicats, des associations et des citoyens aux médias publics, est devenue une réalité palpable surtout en période électorale. Mais, cet accès pose encore problème parce que  l’équité n’est pas respectée», a-t-il indiqué.

A cette même occasion, M. Mvouo a déploré la violence exercée aux journalistes dans la pratique de leur métier, soulignant  «quelle soit collective ou individuelle, toute violence porte atteinte à la liberté». Ainsi, il  a exhorté ceux-ci à «anesthésier vos douleurs par le simple geste de la manducation permanente des valeurs de liberté, de vérité et de paix. Voilà qui fait la beauté de votre métier, qui aiguise la robustesse de votre invincibilité, qui sculpte dans le marbre de l’histoire du journalisme, votre personnalité».

Aussi, a-t-il invité les professionnels des médias à «être des gens dont les richesses intérieures sont imprenables, à qui la force stupide ne fait pas peur».

«Je vous invite pas à l’insulte, à la diffamation, à la calomnie et au mensonge ; je vous invite au travail accompli avec professionnalisme pour confondre la bêtise, celle porter par la violence», a exhorté M. Mvouo.

Par ailleurs, le président du CSLC a été élevé sur ordre du Chef de l’Etat, M. Denis Sassou-N’Guesso, comme commandant dans l’Ordre de Mérite Congolais, a-t-on constaté sur place. (ACI)

 

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