«QUEL PAYS !», UN QUESTIONNEMENT SATIRIQUE SUR LA FAÇON DE GERER LA SANTE

BRAZZAVILLE, 22 JAN (ACI) – Le Théâtre de l’Agora a présenté, le 19 janvier à Brazzaville, la pièce intitulée «Quel pays !» du dramaturge congolais, M. Jean-Marie Bamokena, un texte satirique qui est un questionnement, pour toute personne, sur la façon de gérer sa santé.

Loufouandi, un jeune homme, souffre d’une insuffisance rénale. Harcelé par des hallucinations dues à la peur de la mort, il se croit envoûté par les esprits de sa famille. Accompagné de son épouse et de sa sœur, il va consulter un guérisseur, Maître Mbaki.

Sur l’insistance de son oncle, il consent malgré lui à aller en consultation dans le plus grand centre hospitalier du pays, où il est finalement admis. Mais l’indifférence et l’incompétence du personnel de santé ne concourent pas à sa guérison. Celle-ci survient après une réconciliation entre lui, sa mère et son père adoptif.

Présenté à l’Institut Français du Congo (IFC), dans une mise en scène d’Olivier W. Bouesso Nkouka, «Quel pays !» s’est déroulé sur une dizaine de tableaux, dans une distribution qui a porté sur 13 comédiens, parmi lesquels Ntari Banzouzi Darland, Maryse Banouanina, Théophane Moundaya, Ntari Bantsimba, Rytia Soungama et Mamy Boudzoumou.

Entre autres aspects dépeints par ce texte, le conflit entre les partisans de la médecine moderne et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi que la cupidité des guérisseurs et du personnel de santé.

Dans une interview accordée à l’ACI à l’issue du spectacle, M. Bamokena a indiqué que l’enseignement majeur de son texte est la manière dont chacun gère sa santé au quotidien dans les pays dits sous-développés.

S’agissant de la place des deux types de médecine, il a fait savoir que la médecine traditionnelle a autant sa place dans la société que la médecine moderne, citant en exemple la médecine traditionnelle chinoise.

«Quel pays !» est à ce jour à sa deuxième présentation après celle faite en 2016 à l’IFC. Cette pièce de théâtre a été publiée en France par les éditions «La Doxa», a-t-on appris. Benjamin Mankedi

 

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