CONGO/UA: LE PRESIDENT DENIS SASSOU-NGUESSO AU 30EME SOMMET DE L’UNION AFRICAINE

BRAZZAVILLE, 29 JAN (ACI) – Le président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso, représente le Congo au 30ème sommet de l’Union Africaine (UA) qui se tient, du 28 au 29 janvier à Addis-Abeba (Ethiopie) sur le thème «L’Afrique à l’assaut de la corruption», apprend-on de source présidentielle.

                                               Les chefs d’Etat au 30ème sommet de l’UA

M. Sassou-N’Guesso qui participe à ce sommet aux côtés de ses pairs africains, partage à cette occasion l’expérience du Congo dans le domaine de la corruption et insistera sur la nécessité de renforcer la coordination pour lutter contre les flux financiers internationaux illicites, précise la source.

Ce sommet a été précédé des réunions des experts et des ministres africains des affaires étrangères. Il s’est tenu également, le 26 janvier dernier, la réunion du Conseil exécutif de l’UA qui a abouti à l’entrée du Maroc au sein de cette structure.

C’est le président rwandais Paul Kagame qui a pris le relais du président guinéen Alpha Condé à la tête de l’UA, à l’issue de ce sommet qui discutera également des réformes au niveau de l’UA, concoctées en plusieurs points et pilotés par un comité mis en place en juillet 2016. Il comprend l’ancien patron de la Banque Africaine de Développement (BAD), M. Donald Kaberuka, de l’économiste camerounais Acha Leke et de Carlos Lopes, l’ancien secrétaire général de la commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

Parmi les points de réforme figurent la rationalisation du champ d’action de l’UA : paix et sécurité, affaires politiques, intégration économique, les moyens pour l’Afrique de faire entendre sa voix sur la scène internationale. Le réajustement des institutions, en améliorant la division des tâches entre l’UA, les organisations et les institutions régionales, figurent au cœur des débats, ainsi que  la question de la suppression d’un sommet annuel sur les deux aujourd’hui organisés.

La question liée à l’autofinancement de l’UA à travers une taxe de 0,2% sur les importations «éligibles», qui ne sont pas soumises aux règles de l’OMC, sera aussi débattue à ce sommet, alors que  2017 devait être l’année de mise en place de cette dernière réforme. Seuls 21 États sont aujourd’hui entrés dans le processus, et 14 (comprenant des membres de la CEDEAO, de la CEMAC, l’Éthiopie, le Kenya et le Rwanda) ont déjà commencé à collecter les fonds.

La date butoir, initialement fixée à janvier 2018, a finalement été repoussée d’un an. Mais le Président Kagame, qui a fait parvenir à ses pairs, le 7 janvier dernier, un projet mis à jour, pourrait néanmoins se satisfaire d’avoir d’ores et déjà fait bouger les lignes sur ce point.

Le président rwandais est au cœur de l’Union africaine depuis que lui a été confiée la tâche, en juillet 2016, de mener la réforme de l’institution panafricaine. Mais en juillet 2017, son élection pour prendre la succession du Guinéen Alpha Condé à la tête de l’UA lui a donné la perspective d’une année supplémentaire pour mener à bien son projet. (ACI)

 

 

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