CONGO/LIBYE : La crise libyenne reste et demeure un problème africain, selon Sassou-N’Guesso

BRAZZAVILLE, 31 JAN (ACI) – La Présidence de la République du Congo, réagissant aux récentes déclarations faites par le maréchal libyen, Khalifa Haftar, dans une interview au journal «Jeune Afrique» n°2974, a indiqué que  «la crise libyenne reste et demeure avant toute autre considération,  un problème africain».

«N’en déplaise à ceux qui pensent autrement ou auraient souhaité ne pas voir le continent engager des initiatives pour contribuer à sa résolution », a dit dans une mise au point faite à ce journal, le 17 janvier dernier, le  ministre d’État et directeur du cabinet du Chef de l’État congolais, M. Florent Ntsiba.

La mise au point souligne surtout  que M. Denis Sassou-Nguesso, en «panafricaniste convaincu», a reçu à deux reprises Khalifa Haftar en 2017, précisément en fin mars à Abou Dhabi, puis à Brazzaville, le 16 septembre dernier.

Dans sa lettre, la Présidence du Congo a rappelé que le comité de dix membres s’est déjà réuni à quatre reprises et Brazzaville a abrité fin novembre 2017 une rencontre du Haut Conseil des Chefs de tribus et des villes libyennes, dirigée par M. Ladjili Brini.

Le maréchal Khalifa Haftar, au cours de son entretien avec le chef de l’Etat congolais, déclarait «avoir de la considération» pour la médiation de Denis Sassou-N’Guesso et de l’UA, et la «soutenir», contrairement à d’autres médiations qui n’interviennent que pour leurs propres intérêts».

Dans son interview accordée à Jeune Afrique, le maréchal Khalifa Haftar, l’un des protagonistes de cette crise, a dit dans un passage,  qu’il ignorait tout des efforts de médiation de l’Algérie et de l’Union Africaine dans la crise libyenne. (ACI)

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