CONGO/ASSEMBLEE NATIONALE : Bientôt des reformes communautaires en matière de contrôle du budget de l’Etat

BRAZZAVILLE, 02 FEV (ACI) – L’Assemblée Nationale consacrera au cours de la 2ème session ordinaire administrative, du temps à la mise en œuvre d’une des réformes communautaires en matière de contrôle du budget de l’Etat, a indiqué le 1er février à Brazzaville, le président de cette institution, M. Isidore Mvouba.

La deuxième chambre, qui vient de se doter des moyens adéquats susceptibles de l’aider dans sa noble mission de contrôle de l’action gouvernementale, en vue de l’amélioration de la gouvernance et de la lutte contre la corruption va désigner le rapporteur général qui veillera aux recettes de l’Etat ainsi que des rapporteurs spéciaux qui se chargeront des dépenses publiques et du contrôle de l’usage des fonds publics, a fait savoir, M. Mvouba à l’ouverture de cette session.

Il a demandé aux députés de s’armer de zèle et de courage, car la période d’apurement des comptes court de 2007 à 2017. Le président de l’Assemblée nationale a également Souligné que le Congo occupe le 159èm rang sur 177 pays en 2017 et classé 42ème sur 54 pays dans l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique. Ce tableau peu élogieux montre qu’il s’agit d’un défi majeur. De ce fait, le Congo est menacé d’être exclu de nouveau de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). M. Mvouba a ordonné à la commission économique, finances et contrôle budgétaire de se pencher sur les cas avérés, soit pour interpeller les ministres soit pour ouvrir sans délai des enquêtes parlementaires.

Selon lui, la corruption qui affecte toutes les sphères de la société, nécessite une thérapie de choc si l’Afrique veut aller vers l’émergence. Le Congo, qui est confronté à la problématique de la corruption depuis plusieurs années, a mis en œuvre quelques solutions palliatives qui se sont avérées malheureusement toutes inefficaces, à l’instar des organes dédiés à ce problème. Le phénomène a plutôt gagné de l’ampleur avec des effets pervers et néfastes sur les finances publiques, a déploré le président de l’Assemblée Nationale.

Par ailleurs, il a révélé que les projets qui seront examinés et adoptés durant cette session, montrent à suffisance l’essence de la nouvelle République qui ne veut laisser personne au bord de la route. «Il y a de quoi créer des emplois en masse, réduire de facto le chômage des jeunes et augmenter par voie de conséquence le pouvoir d’achat des ménages», a-t-il rassuré.

«Notre économie doit véritablement migrer d’un tissu économique dominé pour l‘essentiel par des secteurs d’activités primaires vers des secteurs secondaires diversifiés et plus compétitifs afin d’améliorer le climat des affaires et attirer les investisseurs», a ajouté M. Mvouba.

Saluant la paix qui règne dans le département du Pool, il a fait savoir que l’Assemblée Nationale ne ménagera aucun effort pour accompagner, dans cette tâche multidimensionnelle, le gouvernement, les organismes internationaux afin de ne plus vivre, pour une troisième fois cette parenthèse de sang. (ACI)

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