UA-LIBYE : Faire entendre la voix de l’Afrique et adopter une solution commune

BRAZZAVILLE, 02 FEV (ACI) – Le chef de l’Etat congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso, en sa qualité de Président du Comité de haut niveau de l’UA sur la crise libyenne, a présenté une nouvelle feuille de route de sortie de crise en Libye, tout en exhortant ses pairs à «faire entendre la voix de l’Afrique et à adopter une solution commune» pour le règlement définitif de cette crise qui perdure.

Présentant en plénière un texte sur les activités menées par le Comité depuis la présentation du dernier rapport, en fin janvier 2017, en marge du 30ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA), tenu du 28 au 29 janvier dernier, le Président Sassou-N’Guesso qui s’est félicité de l’évolution du processus de sortie de crise en Libye, a dit que «la voix de l’Afrique doit être écoutée, et la place de l’UA, notamment celle de son comité de haut niveau dans le règlement de la crise Libyenne doit être précisée».

Tout en s’inquiétant du sort réservé à la feuille de route de Brazzaville, il a indiqué que «les pays africains doivent être solidaires des décisions de notre institution continentale. Il est impérieux de prendre en considération des opinions libyennes qui demandent à l’Afrique de ne pas abandonner la Libye».

Il a proposé la tenue «d’une rencontre entre les Nations Unies et l’UA, en vue d’établir des passerelles pour la gestion conjointe UA-ONU du dossier Libyen», ajoutant qu’«il est nécessaire de préparer d’ores et déjà le forum réunissant les acteurs politiques, militaires et la société civile libyenne pour mieux organiser les élections». «Le cri de cœur des acteurs Libyens doit interpeller l’UA», a-t-il conclu.

Depuis la mort de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver le chemin de la paix et de la réconciliation nationale. Le pays demeure dans un état déplorable et vit au rythme imposé par des milices qui s’affrontent, selon qu’elles sont rattachées ou non aux différentes tribus ou aux grandes composantes du pays.

Une mission d’information et de consultation avait été dépêchée par le président Sassou-N’guesso l’an dernier à Tripoli, à Al-Bayda et à Benghazi, pour recueillir des informations plus complètes sur la situation politique et sécuritaire en Libye auprès des principaux acteurs de la crise libyenne. A l’issue des échanges avec les différentes parties, des points de consensus et des exigences propres à chacune des parties avaient été soulignés. (ACI)

 

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