CONGO/ASSOCIATIONS : L’ADRBE PRENDRA EN CHARGE 135 ENFANTS PIEDS BOTS

BRAZZAVILLE, 09 FEV (ACI) – L’Association pour le Développement de la Réadaptation et le Bien-être (ADRBE), en partenariat avec l’ONG américaine Miraclefeet, a  organisé récemment à Brazzaville, un symposium de détection et de prise en charge précoce, courant 2018, de plus de 135 enfants handicapés souffrant de pieds bots. 

Ce symposium, destiné aux sages-femmes et agents sociaux, vise à éradiquer et démystifier ce phénomène en République du Congo. Cette formation est prélude au lancement du programme «Ensemble pour un Congo sans handicap dû aux pieds bots» initié par l’ADRBE avec l’appui de l’ONG Miraclefeet.

Ce programme durera trois ans et  démarre cette année à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie. L’année prochaine, le projet va s’étendre dans la Sangha et la Cuvette, et la troisième année dans la Bouenza. Ce sont  des enfants de 0 à 2 ans qui seront traités à travers la méthode non chirurgicale de Ponseti, a révélé le  coordonnateur du programme, M. Thomas Robert Mbemba, expliquant que dans cette phase initiale, ce sont les localités qui disposent de centres de rééducation fonctionnelle qui ont été retenues.

Les Sages-femmes sont témoins lorsque les enfants naissent. Leur formation intervient après celle des kinésithérapeutes spécialisés dans la méthode Ponseti et les médecins, a dit M. Mbemba. La méthode ponseti est une technique du traitement reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé comme efficace pour la correction des pieds bots. Elle permet aux enfants de mener une vie pleinement productive, active et saine.

A propos de ce programme, il a dit que le projet était en conformité avec les Objectifs pour le Développement Durable et la vision du gouvernement consistant à donner des soins de qualité à chaque citoyen. «La réussite de ce programme dépend aussi des acteurs sur le terrain, car ils ont une grande responsabilité dans le dépistage précoce des cas dans les maternités afin de bien les orienter dans les centres de prise en charge par la méthode Ponseti»,  a-t-il conclu.

De son côté, le Dr Fleur Moukouengo Kaya a rappelé que cette formation visait à faire connaître aux participants le pied bot afin qu’ils puissent orienter les patients vers les spécialistes. Elle a précisé que la méthode Ponseti avait un avantage conservateur et était moins coûteuse par rapport à la méthode chirurgicale.

Cette méthode qui consiste, entre autres, à couper les tendons d’Achille est utilisée au Congo depuis 2009, mais avec beaucoup de peine, car le patient doit porter une chaussure spéciale. Ainsi, l’ADRBE espère conclure un protocole d’accord avec le gouvernement congolais afin de soulager ces enfants. (ACI)

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