CONGO/TELECOMMUNICATIONS : LES JOURNALISTES EDIFIES SUR LES ACTIVITES DU PROJET CAB

BRAZZAVILLE, 09 FEV (ACI) – Le coordonnateur du projet Central Africanbackbone (CAB), M. Yvon Didier Miehakanda, a édifié le 8 février à Brazzaville, au  cours d’un point de presse, les journalistes des médias en ligne et les animateurs des émissions télévisées sur le rôle du projet CAB.

Faisant le bilan des activités phares de 2017 et la présentation du programme du projet de l’année en cours, il a informé la presse de la fin de la phase 1 qui a débuté il y a 6 ans. A cet effet, il a fait savoir que la semaine prochaine, le raccordement des réseaux Congo-Gabon sera opérationnel. Il sera suivi d’un comité mixte paritaire qui se tiendra le 20 février prochain, puis une inauguration officielle en mars en présence des deux ministres en charge de l’économie numérique. L’exploitation de ce réseau suivra un peu plus tard dans l’année, a poursuivi M. Miehakanda.

Dans les tout prochain jours, le projet CAB va, en collaboration avec Congo Telecom, activer l’internet haut débit dans les 11 établissements de l’Université Marien Ngouabi. «Les travaux de génie civil sont achevés. La fibre a été posée et les équipements installés. Il ne reste plus qu’à Congo Telecom de finaliser l’approvisionnement d’internet», a-t-il dit.

En outre, Il a informé les journalistes que le projet CAB compte trois phases, à savoir la phase 1 qui concerne principalement l’interconnexion entre le Congo et le Gabon. La phase 2, débuté en 2019,  prend fin en 2020 concerne l’interconnexion de la partie nord du Congo avec le Cameroun et la Centrafrique, de Pokola en passant par Ouesso, notant que la liaison avec la RCA se fera par le fleuve la Sangha.

Aussi, la construction du Datacenter, du technopôle et la mise en place d’un certain nombre d’applications et de services des TIC. L’approbation a été soumis à la BAD, les résultats de la sélection du cabinet qui réalisera les études de la construction du Datacenter et du technopôle.

L’appui à certaines institutions comprenant entres autres l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE), l’Institut National des Aveugles du Congo (INAC), l’Institut des jeunes sourds du Congo ainsi que l’Université Marien Ngouabi, les femmes et les peuples autochtones font également partie de la phase 2.

Quant à la phase 3, elle vise à favoriser le développement des starts up et la création d’emplois. Rappelant que quand il s’agit de la fibre optique, le projet CAB ne s’occupe que des liens avec les pays limitrophes, pas de fibre dans les villes qui relèvent du PCN. Il a indiqué que couplée au réseau Congo-Gabon, au backbone du PCN, l’interconnexion de la République du Congo avec le Cameroun et la Centrafrique ainsi que la construction du Datacenter national et du technopôle feront du Congo un hub technologique régional en matière de Technique de l’Information et de Communication (TIC).

Le projet CAB est né de l’ambition des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), réunis à Ndjaména dans le but de réduire la fracture numérique dans la sous- région.

Lancé en 2011 au Congo, le projet CAB consiste à contribuer à l’augmentation effective de la connectivité au niveau national et régional, à l’accroissement des services à large bande, à la réduction du coût élevé des services des télécommunications/TIC et à l’extension de la production des biens et services. (ACI)

 

 

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