MONDE/SANTE : LE SUCRE, UN PIEGE A EVITER POUR ETRE EN BONNE SANTE

BRAZZAVILLE, 14 FEV (ACI) – Le sucre accusé d’être à l’origine de nombreuses pathologies, et considéré comme «drogue et poison» par certains spécialistes des maladies métaboliques et endocriniennes, devrait être détrôné de sa place de choix des produits de consommation journalière, parce qu’il est l’ennemi numéro 1 de la vie et provoque plusieurs maladies telles le diabète, les maladies cardiovasculaires, maladie de soda.

La liste de ses effets néfastes pour la santé ne cesse de s’allonger, explique le Dr Robert Lustig, endocrinologue et pédiatre américain, qui souligne que le sucre, surtout celui des cannes à sucre, ne fait pas seulement grossir, mais il a un impact désastreux sur la santé. Malgré les ravages qu’il cause parmi les hommes, leur propension pour le consommer va toujours grandissante. Sa consommation a notamment explosé en quelques décennies.

Si dans les pays occidentaux, la consommation du sucre avoisine 30 kilos en moyenne par personne et par an, en Afrique, celle-ci se rapproche déjà de cette limite, surtout parmi les jeunes. Alors qu’il ne devrait pas dépasser la barre de 5%. Le sucre représente depuis quelques années près du quart des apports énergétiques de l’homme, puisque la moitié des ratios qu’il consomme est ingérée à son insu. Il s’agit des aliments industriels tels les boissons gazeuses (sodas), les desserts, les sauces salades, le jambon, le pain, les chips, etc…

Le Dr Robert Lustig voit dans ces aliments un danger permanent pour les consommateurs. «Les fabricants en ajoutent en masse dans la mesure où le sucre est un ingrédient peu cher qui masque les imperfections des aliments et les rend plus appétissants», explique-t-il.

L’ouvrage «Raclette et Brocoli : le guide pratique pour en finir avec les régimes et la culpabilité», paru aux éditions First, fait le même constat. «Si nos ancêtres consommaient environ 2 kg de sucre par personne et par an, il y a 103 ans, aujourd’hui, un Occidental moyen consomme 46 kg de sucre par an», lit-on dans ce livre.

De fait, les chercheurs s’accordent pour dire que le sucre est aussi toxique que le tabac ou l’alcool. «C’est le principal responsable de l’épidémie de diabète de type 2 et de l’obésité», affirme le Dr Robert Lustig. «Il n’y a pas de corrélation entre le nombre de calories ingérées et le diabète, mais entre le nombre de calories issues du sucre et des aliments sucrés», nuance-t-il. Pour lui, 100 calories supplémentaires avalées sous forme de sucre élèvent la prévalence du diabète.

Constitué pour moitié de glucose et moitié du fructose, le sucre est également la cause de maladies métaboliques chroniques. «Au niveau du foie, le fructose induit les mêmes maladies que l’alcool. Il est métabolisé sous forme de graisse et active une enzyme qui induit une inflammation hépatique», signale le Dr Robert Lustig. Il en résulte que le foie engraisse et est susceptible de développer une fibrose, voire une cirrhose qui peut évoluer en cancer. C’est la maladie du soda.

Pour sa part, le Dr David Perlmutter, neurologue, auteur de «Ces glucides qui menacent notre cerveau» (édition Marabout) estime que «l’excès de sucre est un des principaux poisons de l’encéphale».

Cela revient à dire que la mode du «No sugar» n’est pas une lubie sans fondement comme certains pourraient le croire. L’overdose de ce produit est effectivement néfaste pour la santé comme en témoigne une étude canadienne publiée en août 2017 dans la revue «The Lancet». Celle-ci prouve que les grands consommateurs de glucides ont un risque de mort prématuré accru de 28%.

Manger gras est certes l’ennemi à abattre dans la guerre contre l’obésité, mais il faut signaler que selon des chercheurs, l’impact du sucre est plus dangereux sur la santé que le gras. «Il est donc urgent de revenir à une alimentation qualitative, c’est-à-dire avec peu de produits industriels transformés et davantage d’aliments naturels», recommande le Dr Robert Lustig.

Pour parvenir à diminuer efficacement la consommation de sucre, les chercheurs conseillent de privilégier les boissons comme l’eau, le café, le lait ou les boissons végétales enrichies au lieu des boissons sucrées ou jus. Au dessert, il est mieux de consommer des fruits frais, des compotes, du yaourt, etc. (ACI)

 

 

 

 

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