LE CJE LANCE LA CAMPAGNE DE VULGARISATION SUR LA CONSTITUTION

BRAZZAVILLE, 13 JUIL (ACI) – La présidente du Collectif des Jeunes Emergents (CJE), Mme Avanké Tsatsa Lékoundzou, a lancé au cours de la conférence-débat placée sous le thème «Parlons Constitution» le 9 juillet à Brazzaville, la campagne de vulgarisation de cette loi fondamentale du 20 janvier 2002.

L’objectif subliminal de cette campagne, a déclaré Mme Lékoundzou, est de créer une opportunité d’information et de formation sur la Constitution en vigueur, d’effectuer une analyse de cette loi fondamentale en mettant en relief son contenu, ses forces et faiblesses.

«Cette approche globale vise, entre autres, à expliquer aux populations la légalité ainsi que la légitimité des différents mécanismes mis en œuvre autour de cette Constitution, de manière à ce qu’elles puissent décider elles-mêmes», a-t-elle poursuivi.

Par ailleurs, l’oratrice a souligné qu’en décidant de parler aujourd’hui de la Constitution, il est question de détruire les murs opaques de l’incompréhension. Car, a-t-elle ajouté, certaines personnes estiment qu’à l’heure actuelle, parler de ce sujet serait atteindre des lignes infranchissables oubliant ainsi que c’est précisément derrière les barrières que se trouve le progrès.

Au sujet du dialogue national, le CJE qui se dit favorable à cette concertation, s’inscrit dans la posture annoncée par le Chef de l’Etat, M. Denis Sassou-N’guesso, le 30 juin dernier autour de la tenue de ce dialogue afin d’apporter sa contribution à cette question essentielle qui porte sur l’avenir du pays.

A cet effet, le CJE encourage la jeunesse congolaise à formuler des propositions pertinentes pour l’éveil des consciences dans le but d’éviter la confusion entretenue ces derniers temps.

Dans les circonstances actuelles, le Collectif se doit de multiplier les initiatives indispensables pour que son engagement le soit en connaissance de cause, a renchéri la présidente du CJE.

Cette conférence-débat qui a connu la participation effective des jeunes issus des partis politiques, de l’université et de la société civile, a été animée par M. Pierre François Laval, constitutionnaliste, docteur en droit public en France, qui s’est beaucoup appesanti sur l’élément fondamental de la Constitution, celui de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judicaire qui, selon lui, font partie des principes d’une vraie démocratie. (ACI)

LE DIALOGUE NATIONAL, UNE DEMARCHE PEDAGOGIQUE DEMOCRATIQUE ET OUVERTE

BRAZZAVILLE, 13 JUIL (ACI) – Le Président de la République du Congo, M. Denis Sassou-N’guesso, a qualifié le 9 juillet dernier à Brazzaville, le dialogue national sans exclusive qu’il a initié du 13 au 15 juillet 2015, d’une «démarche pédagogique, démocratique, ouverte et d’une meilleure mesure qui consiste à faire que le peuple congolais s’approprie son propre processus de développement».

Au cours d’une interview qu’il a accordée à la presse nationale et internationale, à son retour d’une visite de travail en France, le Chef de l’Etat a dit avoir rencontré le Président français, M. François Hollande, le premier ministre, M. Manuel Valls, le ministre de l’intérieur et plusieurs autres autorités françaises avec lesquels il a discuté des questions ayant trait aux relations entre les deux pays.

«Il faut donner au peuple la possibilité de s’approprier son propre développement, voilà pourquoi ces consultations ont été larges et voilà pourquoi ce dialogue est inclusif et je ne vois pas comment on peut refuser à un peuple le droit de s’interroger sur sa propre vie, sur ses institutions et sur leur avenir», s’est-il argumenté, précisant qu’ici il s’agit de la démocratie.

Pour ce qui est de l’appréciation des autorités françaises à ce sujet, le Président Sassou-N’guesso a fait savoir que les autorités françaises sont des partenaires du Congo et à l’occasion de telles rencontres, ils échangent des informations sur la situation dans leurs pays et qu’il a donné des informations au sujet de l’évolution du processus démocratique dans son pays et les mesures que le gouvernement prend, telles que la consultation et maintenant le dialogue.

Selon lui, ces informations ont été bien reçues par leurs partenaires.«Je ne parle pas à la place des autorités françaises, je pense qu’au niveau des observateurs en général, c’est une démarche qui est appréciée parce qu’elle est ouverte, elle n’exclut personne, c’est une bonne chose», a-t-il ajouté.

Pour ceux qui choisissent les sujets qui devraient être discutés au dialogue, le Président de la République a estimé qu’ils sont aussi libres de penser ainsi, notifiant qu’on n’a jamais vu un peuple qui pourrait refuser le fait qu’on lui donne l’exercice de son propre pouvoir, que ce soit à travers le dialogue ou même à travers un référendum. «C’est le peuple qui s’approprie son propre pouvoir et décide de ses propres affaires», a-t-il expliqué, en prenant l’exemple de la Grèce où le peuple grec aujourd’hui, à tort ou à raison a décidé de ses propres affaires, rappelant que celui de la France (le peuple français), en 1958, a décidé de l’avenir qu’il fallait donner aux institutions de son pays.

A cet effet, il a demandé au peuple congolais de participer activement à ce débat, parce qu’il s’agit de leur propre histoire. «Il n’y a que ce peuple qui peut faire cette histoire et j’invite au fond tous les acteurs politiques, sociaux, à prendre part à ces discussions qui sont ouvertes et libres», a-t-il insisté. (ACI)